Photo d'illustration · Ethiopia Prime Minister's Office / Wikimedia Commons · Domaine public
À Mekele, capitale de la région du Tigré en Éthiopie, l'installation de l'administration intérimaire marque un nouveau tournant. Alors que la tension était palpable ces dernières semaines, les forces fédérales ont repris le contrôle des grandes villes, écartant les troupes du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
Le 16 octobre, le gouvernement fédéral a annoncé officiellement la création de cette administration provisoire pour une durée de six mois. Cette initiative, après la reconquête militaire, vise principalement à rétablir les services publics et à préparer le terrain pour des élections. Cinq responsables ont été désignés pour mener cette mission délicate.
Selon le Premier ministre Abiy Ahmed, le Tigré doit redevenir « une composante normale de la fédération ». Cependant, Hadush Kinfe, du parti tigréen Salsaye Woyané, exprime des doutes, soulignant que beaucoup d'habitants se sentent exclus du processus. Il estime que les assemblées publiques et les votes locaux organisés récemment n'ont pas suffisamment tenu compte de l'opinion des habitants.
Les autorités promettent des élections libres et transparentes d'ici six mois, tout en assurant que cette administration intérimaire n'aura pas un impact sur les décisions stratégiques à long terme. Toutefois, le scepticisme demeure parmi certains acteurs locaux qui craignent pour l'inclusivité et la pérennité de cette initiative.