RDC : Pressions pour renforcer l'autonomie du projet de loi anticorruption
163ᵉ sur 182 à l'indice Transparency, la RDC doit convaincre. La société civile réclame des ajustements dans le projet de loi pour éviter tout contrôle de l'exécutif et protéger les lanceurs d'alerte.
Par Rachel Nsimba — L'Économiste · 12 octobre 2026 à 09 h 28
La République Démocratique du Congo (RDC) se classe à une position préoccupante, 163ᵉ sur 182 pays, selon l'Indice de transparence de Transparency International. Ces chiffres ont ravivé les inquiétudes autour du nouveau projet de loi anticorruption présenté par le gouvernement à l'Assemblée nationale.
Selon une note de plaidoyer publiée conjointement par l'ONG Unis et la coalition 'Le Congo n'est pas à vendre', bien que le projet présente des avancées notables en comblant 'de vrais vides du droit congolais', il demeure lacunaire sur plusieurs points cruciaux, indiquent ces organisations.
Les groupes de la société civile soulignent particulièrement le besoin vital de garantir l'indépendance des organes chargés de la lutte contre la corruption face à l'exécutif. Cette autonomie est jugée essentielle pour assurer une application impartiale de la loi.
Par ailleurs, les protections insuffisantes pour les lanceurs d'alerte et l'absence de contrôle judiciaire sur les pouvoirs d'enquête sont des préoccupations majeures. Les améliorations demandées avant tout vote parlementaire visent à garantir une véritable transparence et un contrôle adéquat, selon la note. L'enjeu est de taille pour rassurer sur l'engagement effectif de la RDC dans la lutte contre la corruption.