Recul des forêts : clé de l'émergence de l'épidémie d'Ebola en RDC ?
La République démocratique du Congo fait face à une grave épidémie du virus Ebola, causant plus de 4 300 décès. La régression des forêts et de la biodiversité joue un rôle central dans la transmission du virus des animaux aux humains.
Par Josué Kalala — Le Grand Reporter · 15 octobre 2026 à 11 h 34
Photo d'illustration · David M. Pigott et al. / Wikimedia Commons · CC BY-SA 2.0
Au cœur de la République démocratique du Congo, les forêts tropicales qui s'étendaient naguère à perte de vue se rétractent à une vitesse alarmante. Ce phénomène, qui transforme le paysage écologique du pays, est aujourd'hui pointé du doigt comme un des principaux coupables de la dramatique épidémie de virus Ebola que connaît actuellement la région, selon RFI.
Cette épidémie a déjà coûté la vie à plus de 4 300 personnes. Les habitants des zones les plus touchées par cette tragédie, souvent en contact direct avec la faune locale, observent impuissants la dévastation que provoque la perte de biodiversité. "C'est comme si la forêt se retirait en nous laissant seuls face au danger", confie un habitant de Mbandaka, l'une des villes les plus affectées.
Les experts de santé publique s'accordent à dire que le recul continu des forêts facilite le passage de maladies comme Ebola des animaux réservoirs, tels que les chauves-souris, vers les communautés humaines. La destruction de ces habitats naturels bouleverse les équilibres écologiques et, par extension, intensifie les risques sanitaires.
Face à ces défis, les autorités congolaises et les organisations internationales sont mises au défi de redoubler d'efforts pour freiner la déforestation, tout en trouvant des solutions efficaces pour contenir l'épidémie. Il devient crucial de lier préservation de l'environnement et sécurité sanitaire pour éviter de telles crises à l'avenir.