Sur une piste à peine traciée à l'orée de la forêt équatoriale guyanaise, des engins lourds se fraient un passage, laissant derrière eux terre retournée et rivières souillées. C’est là, dans l’immensité verte, que se joue une course effrénée pour l'extraction d'un métal précieux devenu encore plus prisé en période de crise économique mondiale.

Le prix de l'or, qui a dépassé les 150 dollars le gramme en début 2026, attire une foule d'orpailleurs illégaux, surnommés "garimpeiros". Plus de 600 sites d'orpaillage clandestin parsèment aujourd'hui le territoire guyanais, selon RFI, une réalité qui impose un lourd tribut aux communautés locales.