Biennale de Lyon : l'engagement d'Akwasi Bediako Afrane avec les déchets électroniques
Akwasi Bediako Afrane, artiste ghanéen, réinterprète les déchets électroniques lors de la Biennale de Lyon avec son œuvre « La danse du dialogue ». Un héritage artistique inspiré par El Anatsui.
Par Claire Ilunga — L'Analyste · 14 octobre 2026 à 15 h 53
À seulement 36 ans, Akwasi Bediako Afrane s'impose sur la scène artistique internationale, notamment lors de la Biennale de Lyon. Son œuvre, intitulée « La danse du dialogue », suscite l'intérêt et la réflexion en réutilisant des appareils électroniques mis au rebut par les pays occidentaux.
Selon RFI, l'approche d'Afrane n'est pas sans rappeler celle d'El Anatsui, un autre artiste ghanéen de renom connu pour ses créations à partir de matériaux recyclés. Tandis qu'El Anatsui brille par ses tapisseries éblouissantes faites de capsules de bouteilles, Afrane innove en utilisant des technologies obsolètes comme médium artistique.
L'œuvre d'Afrane se distingue par son aspect à la fois ludique et monumental, invitant les spectateurs à interagir avec les éléments autrefois méprisés qu'il rassemble. Cette démarche interroge notre rapport à la technologie et à ses conséquences environnementales, et positionne Afrane comme une figure engagée de l'art contemporain.
Le choix de présenter une telle œuvre à la Biennale de Lyon est révélateur du désir de l'artiste de susciter une prise de conscience globale sur la gestion des déchets électroniques. Pour la suite, il sera intéressant de suivre comment cette thématique continue à se développer dans ses futurs projets créatifs.