Dans les couloirs surchargés des hôpitaux tchadiens, une scène devenue tristement familière se dessine : patients et familles errent, cherchant désespérément des soins pour une épidémie de dengue qui ne cesse de s'étendre. Selon RFI, cinq provinces sont désormais touchées, avec huit décès et plus de 3 000 cas suspects, dont la majorité dans le Wadi Fira.
Cette crise sanitaire met en exergue la fragilité du système de santé du pays. Comme le souligne le docteur Bargo, secrétaire général de l’Association de développement de la santé privée au Tchad, nombre de patients sont hospitalisés seulement lorsque la situation se complique, rendant les cas souvent critiques en raison d'un manque criant de lits de réanimation.
Manque de ressources et défis logistiques
Les défis rencontrés ne s'arrêtent pas là. Les laboratoires du pays peinent à s'approvisionner en kits de dépistage, essentiel pour identifier et traiter rapidement les cas de dengue. Le docteur Dicia Fitouin, coordinateur du Centre des opérations d’urgence de santé publique, confirme que le stock s'amenuise dangereusement.
Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires exhortent la population à consulter rapidement et à éviter les médicaments inappropriés. Tandis que la population est encouragée à éliminer les eaux stagnantes, un terrain propice à la prolifération des moustiques, l'espoir réside dans la capacité collective à respecter ces consignes.
Le docteur Fitouin se veut malgré tout rassurant, rappelant qu'un défi similaire avait été surmonté en 2023, et affirmant que 'il n’y a pas de fatalité'.