La province de Mayo-Kebbi Ouest, située dans le sud-ouest du Tchad, connaît une saison des pluies médiocre, affectant lourdement l'agriculture locale. Les agricultrices de Pala ressentent directement les effets du réchauffement climatique sur leurs récoltes.
Habiba Fatalé, à la tête d'un groupement de femmes agricultrices, décrit comment elles adaptent leurs pratiques agricoles. Jadis productrices de maïs, elles se tournent désormais vers le mil rouge et le riz sur recommandation, en raison des changements climatiques.
L'association Respirons de l'air naturel assiste ces agricultrices dans l'adaptation de leurs méthodes. Aboubakar Moustapha Ali, président de l'association, souligne l'importance d'un soutien agronomique adapté face aux nouveaux défis agricoles.
Malgré les efforts, les résultats diffèrent. Habiba Fatalé rapporte une bonne récolte de mil rouge, mais exprime des craintes pour le riz dû au manque d'eau. Les wadis, cours d'eau saisonniers, restent à sec, menaçant les espoirs de récolte.
Maria Mama Bouba, membre du même groupement, constate les difficultés accrues par le changement drastique des pluies et des températures. Elle déplore également la pénurie d'engrais biologiques nécessaires à une bonne production.
Aboubakar Moustapha Ali reconnaît la baisse des rendements agricoles mais conserve l'espoir. Il affirme que des actions sont possibles pour contrer ces effets climatiques. Le Tchad subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique.