She Okitundu remet en question l'intangibilité de la Constitution de 2006
En RDC, She Okitundu, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, soulève le débat sur la révision possible de la Constitution de 2006. Cette déclaration interroge sur la place du texte fondamental dans le contexte politique actuel.
Par Claire Ilunga — L'Analyste · 5 octobre 2026 à 15 h 05
Photo d'illustration · Michael Ali / Wikimedia Commons · CC BY-SA 2.0
L'ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, Léonard She Okitundu, a suscité une vive discussion en déclarant qu'aucune constitution ne devrait être vue comme immuable. Cela inclut la Constitution de 2006, qui avait alors marqué un tournant important dans l'histoire politique de la République Démocratique du Congo, en instaurant un cadre démocratique après des années de troubles.
Cette perspective d'une révision constitutionnelle n'est pas sans précédent dans l'évolution démocratique du pays. Les constitutions sont par nature des textes vivants, susceptibles d'évoluer pour mieux répondre aux besoins et aux aspirations changeantes d'un peuple. Cependant, toucher à un texte fondamental soulève des questions de légitimité et de stabilité institutionnelle.
Dans le cas de la RDC, toute éventuelle révision de la Constitution ne manquerait pas de résonner avec des préoccupations plus larges, notamment celles liées à l'équilibre des pouvoirs et aux dynamiques politiques internes. L'insistance de She Okitundu sur ce sujet pourrait refléter des tensions sous-jacentes autour de la gouvernance actuelle.
Cette déclaration ouvre la voie à des discussions sur les réformes politiques possibles et nécessaires pour accompagner l'évolution du pays. La question centrale est de savoir comment concilier les changements constitutionnels éventuels avec les impératifs de stabilité et de respect du cadre démocratique existant.