À Gonadaouri, localité de la province burkinabè de l'Oudalan, les bruits des armes résonnent depuis plus de deux mois. Là-bas, les jihadistes affiliés à al-Qaïda, connus sous le nom de Jnim, affrontent impitoyablement leurs rivaux de l'État islamique au Sahel (EIS). Ce conflit, qui s'étend jusqu'aux frontières du Niger, a connu un pic de violence le vendredi 9 octobre, entraînant un lourd bilan humain.

Les combats sont décrits comme particulièrement meurtriers, bien que le nombre exact de victimes reste flou. L'État islamique affirme avoir abattu plus de 400 combattants du Jnim, une estimation vigoureusement contestée par les observateurs régionaux. Plusieurs sources spécialisées confirment pourtant des pertes importantes des deux côtés, incluant la mort de commandants de l'EIS.