Phone Chomsavanh : parcours d'un migrant entre les États-Unis, l'Eswatini et le Laos
Après une expulsion controversée des États-Unis, Phone Chomsavanh a été libéré d'une détention en Eswatini. Il retourne désormais au Laos, pays dont il est ressortissant mais qu'il connaît peu.
Par Claire Ilunga — L'Analyste · 5 octobre 2026 à 12 h 36
Photo d'illustration · Sobhuza II / Wikimedia Commons · Domaine public
Phone Chomsavanh, un migrant d'origine laotienne, a récemment été libéré d'une prison en Eswatini après avoir été expulsé des États-Unis, un épisode qui illustre les conséquences des politiques migratoires strictes mises en œuvre sous l'administration Trump. Selon RFI Afrique, Chomsavanh est renvoyé vers le Laos, un pays dont il est citoyen mais qu'il n'a jamais vraiment connu, ayant grandi largement aux États-Unis.
Le cas de Chomsavanh met en lumière les aspects controversés de l'approche américaine envers l'immigration durant la présidence de Donald Trump. En particulier, cette politique de renvoyer certains migrants vers des pays tiers, critiquée par les Nations Unies pour sa non-conformité au droit international, a eu des répercussions humaines et légales significatives.
Expulsé vers l'Eswatini, un pays où il n'a ni attache ni lien culturel, Chomsavanh a passé 15 mois dans une prison de haute sécurité. Cette situation a suscité une inquiétude croissante parmi les défenseurs des droits de l'homme sur la légitimité et les conséquences de telles détentions.
Bien que la libération de Chomsavanh soit vue comme un soulagement, elle s'accompagne de nombreuses incertitudes. En route vers le Laos, il doit affronter un avenir imprévisible dans un milieu qu'il doit encore découvrir et apprivoiser. Pour l'instant, l'important reste de suivre son intégration dans ce pays et d'observer les mesures qui pourraient être prises pour d'autres cas similaires en suspens.