En ce matin d'octobre, devant le tribunal de Bamako, l'agitation est palpable. Des journalistes s'affairent avec leurs caméras, tandis que des habitants discutent vivement des implications du procès qui s'annonce. Adama Sangaré, ancien maire de la capitale malienne, accompagné de sept co-inculpés, doit répondre aujourd'hui des accusations de « détournement de deniers publics » et « faux usage de faux », selon RFI Afrique.

L'affaire concerne l'attribution controversée de plus de 3 000 parcelles dans la zone aéroportuaire de Bamako, théoriquement propriété des Aéroports du Mali. Ce territoire, qui devait rester inaltéré et vierge de toute privatisation, est aujourd'hui au cœur d'une tourmente judiciaire. Les rumeurs de transactions opaque circulent depuis longtemps parmi la population, mais elles prennent aujourd'hui la forme de poursuites officielles.