Sous un soleil de plomb, Martine, une Librevilloise de 45 ans, regarde avec impatience la file de voitures serpentant devant elle. Comme beaucoup d'autres, elle attend son tour depuis des heures dans l'espoir d'obtenir quelques précieux litres de carburant. Une scène devenue quotidienne depuis le 26 septembre, date à laquelle ont commencé les pénuries dans la capitale gabonaise.