Dans les rues de Lubumbashi, une ville qui d'ordinaire frémit de vie, une tout autre scène se déroule depuis un mois. Les habitants se pressent autour des rares points d'eau encore fonctionnels, des bidons jaunes à la main, espérant que le précieux liquide coulera un peu avant de disparaître à nouveau.

La situation est devenue invivable pour beaucoup. Les coupures d'eau potable, qui peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours, ne sont pas seulement un inconfort : elles posent un risque sanitaire majeur à une population déjà vulnérable. 'Parfois, l'eau revient, mais c'est souvent la nuit', partage un résident de la ville, frustré.