Cameroun : Un rôle clé toujours non pourvu six mois après sa création
Introduit pour renforcer la stabilité au sommet de l'État, le poste de vice-président reste inoccupé au Cameroun, suscitant des questions sur son utilité et sa mise en œuvre.
Par Claire Ilunga — L'Analyste · 15 octobre 2026 à 04 h 35
Photo d'illustration · United States Department of State Africa U.S.-Africa Leaders Summit: Photos and / Wikimedia Commons · Domaine public
La création d'un poste de vice-président au Cameroun avait pour objectif de consolider les mécanismes de continuité du pouvoir. Pourtant, six mois après l'adoption de cette mesure législative, le poste demeure étrangement vacant, selon RFI.
Introduit comme une réponse aux préoccupations de stabilité institutionnelle, le rôle de vice-président devrait permettre de pallier toute absence soudaine du président en exercice, Paul Biya, en assurant la continuité du mandat en cours. Cette absence persiste malgré la loi censée apporter des solutions transitoires dans la gestion de l'exécutif.
Cette situation soulève des interrogations sur les raisons de ce retard dans la nomination. Certains observateurs pourraient y voir une hésitation politique ou des désaccords internes sur le choix de la personne la plus apte à occuper ce rôle crucial pour l'avenir politique du pays.
À présent, l'attention se porte sur les prochaines décisions du gouvernement camerounais. Leur réponse pourrait éclairer sur les intentions véritables derrière la création de cette fonction et sur la direction que veut prendre le pays conformément à ses nouvelles dispositions institutionnelles.