C'est dans le silence feutré d'un salon parisien que s'est préparée une tribune inhabituelle adressée au cœur du pouvoir camerounais. Publiée dans les colonnes du quotidien français Libération le 5 octobre 2026, elle résonne comme une alerte. Onze voix, toutes d'origine camerounaise, souvent éloignées géographiquement mais proches dans leurs idées, demandent, ou plutôt implorent, une réforme profonde de la gestion politique de leur pays d'origine.

Selon RFI, ces intellectuels et figures de la société civile, vivant pour la plupart en dehors des frontières camerounaises, pointent du doigt une « vacance de pouvoir de fait ». Entre inquiétude et détermination, leur appel prend la forme d'un plaidoyer pour ce qu'ils nomment une « transition constitutionnelle ». Sans détour, ils soulignent que le Cameroun semble s'enfoncer dans une gestion sans boussole, laissant une nation entière orpheline de gouvernance claire.