En Somalie, l'annonce d'un nouveau calendrier électoral suscite des débats houleux. En avril et mai 2027, le pays prévoit d'organiser des élections législatives et présidentielles sous le principe du suffrage universel. Un tournant majeur depuis 1969, marque fort du président sortant Hassan Cheikh Mohamoud et d'une réforme électorale ambitieuse. Mais cette initiative est loin de faire l'unanimité.

La contestation s'organise en deux fronts distincts. L'opposition, notamment incarnée par l'ancien président Mohamed Farmaajo, dénonce un processus électoral qu'elle juge unilatéral et dangereux pour la stabilité de l'État somalien. Sharif Cheikh Ahmed partage cette inquiétude, craignant la création d'élections parallèles qui empoisonneraient le climat politique.