Mobilisation en France : la jeunesse universitaire en quête d'une « convergence des luttes »
Les étudiants et lycéens français s'organisent pour une nouvelle journée de mobilisation, provoquant des perturbations dans de nombreux établissements.
Par Josué Kalala — Le Grand Reporter · 13 octobre 2026 à 11 h 55
Photo d'illustration · Benjamin Smith / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0
Sur le campus de l'université de Nanterre, la ferveur militante est palpable ce mardi 13 octobre. Les amphithéâtres sont déserts, remplacés par des assemblées improvisées où lycéens et étudiants discutent la stratégie à adopter pour maintenir la pression. Ce mouvement fait écho à l'appel de l'Union étudiante, qui soutient que 90 % des 70 universités françaises sont aujourd'hui « bloquées » ou « fermées ».
Le ministère de l'Enseignement supérieur évalue toutefois à 35 % le nombre d'établissements perturbés. Quoi qu'il en soit, la mobilisation est indéniable et s'étend bien au-delà des murs universitaires, avec des lycéens venus prêter main forte à leurs homologues étudiants.
Les jeunes manifestants aspirent à ce qu'ils appellent une « convergence des luttes ». Ils souhaitent unir leurs voix à celles des travailleurs et des autres mouvements sociaux pour revendiquer non seulement des améliorations dans le secteur de l'éducation, mais également des changements plus larges en matière de justice sociale et climatique.
Malgré les divergences de chiffres entre les officiels et les organisateurs, une chose est certaine : la jeunesse française entend se faire entendre et peser dans le débat public, en s'insérant dans la tradition des protestations qui ont toujours jalonné l'histoire sociale du pays.