Manifestation lycéenne en France : 235 élèves blessés et une remise en question des méthodes policières
Les manifestations lycéennes en France prennent une tournure préoccupante alors que le nombre d'élèves blessés dépasse les 200. Le ministre de l'Intérieur annonce la suspension des grenades assourdissantes.
Par Josué Kalala — Le Grand Reporter · 7 octobre 2026 à 09 h 19
Photo d'illustration · Marion S. Trikosko / Wikimedia Commons · Domaine public
Dans les rues de plusieurs villes françaises, l'ambiance est tendue après les vastes rassemblements de lycéens, qui pour certains ont dégénéré en confrontation avec les forces de l'ordre. À Paris, devant le lycée Voltaire, des élèves racontent l'agitation de la veille, la foule, les slogans, et la panique. La peur a laissé place à l'indignation quand les blessures ont été comptées.
Selon RFI, le bilan est lourd : 235 élèves blessés lors des manifestations qui secouent le pays. Ces mouvements de jeunes, initialement pacifiques, rejoignent les préoccupations nationales et resserrent l'attention sur les méthodes choisies par la police pour contenir les protestations.
Face à cette vague de blessés, Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, a réagi en annonçant une mesure temporaire : la suspension de l'utilisation de grenades assourdissantes dans le cadre de ces manifestations lycéennes. Cette décision vient dans un contexte où les critiques se font de plus en plus vives quant à l'adéquation de l'arsenal policier face à des jeunes manifestants. De nombreuses voix réclament désormais une révision complète des pratiques des forces de l'ordre.
Parallèlement, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert 18 enquêtes pour faire la lumière sur les incidents rapportés durant ces rassemblements. Une étape supplémentaire vers une clarification des événements, espèrent certains parents d'élèves, inquiets pour la sécurité de leurs enfants.