C'est une ville sur le qui-vive qui accueille ce dimanche ses habitants, alors que les rues de New Delhi semblent figées par un calme trompeur. Loin d'être pacifiée, la capitale voit la détermination de sa jeunesse se renforcer après la décision d'un tribunal de libérer les trois leaders du mouvement des « cafards ». Celui-ci, en désaccord profond avec une décision qui pourrait supprimer 130 millions d'électeurs, s'oppose fermement aux autorités.

En toile de fond de cette affaire explosive, une accusation grave est portée contre Gyanesh Kumar, le chef de la commission électorale. Il est soupçonné de biais en faveur du Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi. La contestation populaire, bien que muselée par les autorités à travers des arrestations massives, continue de pulser dans les veines de la jeune population indienne.