Photo d'illustration · Drawn by SKopp, rewritten by Gabbe and Андрей Перцев / Wikimedia Commons · Domaine public
Au Burkina Faso, une réforme audacieuse des programmes scolaires a été introduite par le gouvernement de transition dès la rentrée d'octobre. Selon RFI, l'objectif affiché est de repenser l'enseignement de l'histoire, de la géographie et de l'instruction civique à travers un prisme décolonial.
Le ministre de l'Éducation a clairement indiqué que le but était de « décoloniser » les manuels scolaires. Pour ce faire, un manuel explicatif de 190 pages a été distribué aux enseignants, détaillant les nouvelles orientations pédagogiques.
Parmi les changements notables, de nouveaux chapitres sur des thèmes tels que la création de la confédération des États du Sahel ou la « prédation des ressources naturelles du Faso par l'Occident » font leur première apparition dans les salles de classe. Des termes chargés d'une histoire coloniale, comme « colonisateur », sont désormais remplacés par « envahisseur », et « explorateur » par « espion ».
En géographie, une sémantique plus positive est encouragée, transformant les « problèmes » en « opportunités » et les « faiblesses » en « défis ». L'objectif est de rejeter des expressions jugées péjoratives telles que « pays pauvre » ou « pays endetté », selon les recommandations de l'Éducation nationale.
Ce revirement pédagogique s'inscrit dans la volonté du régime actuel de redéfinir le discours éducatif national et de renforcer la souveraineté culturelle du pays.