Accusations de complicité et déstabilisation : le FRN au cœur des critiques
Le Front pour la refondation de la nation, récemment formé à Goma, est accusé par Élysée Bokumwana de compromettre la stabilité de la RDC et d'encourager des ingérences extérieures.
Par Josué Kalala — Le Grand Reporter · 14 octobre 2026 à 15 h 00
Photo d'illustration · U.S. Department of State from United States / Wikimedia Commons · Domaine public
Dans les rues de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, la fondation du Front pour la refondation de la nation (FRN) continue de faire des remous. Ce mouvement politico-militaire, héritier de l'AFC/M23, est aujourd'hui dirigé par l'ancien président Joseph Kabila Kabange. Une situation qui inquiète certains observateurs et acteurs politiques.
Pour Élysée Bokumwana, la création du FRN n'est rien de moins qu'une preuve de complicité avec une agression externe dirigée contre la République démocratique du Congo. Selon lui, cette initiative s'apparente à un acte de déstabilisation orchestré par Kabila, en partenariat avec des forces rwandaises.
Les propos de Bokumwana, rapportés par Actualite.cd, pointent du doigt une tension accrue dans une région déjà marquée par des conflits persistants. Si pour certains, ces accusations reflètent une angoisse légitime face aux répercussions possibles des actions du FRN, pour d'autres, elles ne font qu'ajouter du combustible à une situation explosive.
Il est à noter que ces développements interviennent dans un contexte où la RDC cherche à renforcer sa souveraineté et sa stabilité interne, un effort qui pourrait être compromis par ces dernières évolutions.