Cette initiative, assimilée à une forme de protectionnisme, incorpore des pays non membres de l'UE comme le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Londres s'est d'ailleurs réjouie de cette mesure, la considérant comme favorable à sa propre industrie automobile.
Afin de parvenir à cet accord, Paris a également accepté des assouplissements supplémentaires pour les véhicules thermiques, soutenus par Berlin pour le maintien de sa forte industrie automobile. Le compromis prévoit une réduction de 90 % des émissions de CO2 d'ici 2035, mais omet les compensations pour les 10 % restants, initialement proposées par la Commission européenne.
Le texte justifie cette décision par l'usage croissant de carburants renouvelables, comme les biocarburants. D'autres assouplissements concernent l'intégration de certains véhicules thermiques à faibles émissions dans les flottes d'entreprises et l'extension des "supercrédits" à des voitures électriques plus grandes.
Si l'accord obtient le feu vert final, la préférence européenne resserrée pourrait être mise en pratique dès 2028. Ce changement marque un virage pour l'Allemagne, qui défendait auparavant un "Made with Europe" aux critères plus larges.
En amont du sommet UE-Royaume-Uni de novembre, l'inclusion du Royaume-Uni dans cet accord symbolise une avancée des discussions. L'Union européenne espère voir ces nouvelles mesures adoptées rapidement, selon les responsables français et allemands.
Toutefois, malgré l'approbation du lobby des constructeurs européens, les organisations environnementales critiquent vivement les concessions faites dans ce compromis. Fin décembre 2025, Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, avait déjà exprimé ses réserves sur le manque d'exigence des mesures initiales de la Commission.
Suivre l'évolution de cet accord sera crucial pour comprendre ses implications sur l'équilibre entre impératifs économiques et environnementaux au sein de l'Union européenne.